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La Plume de Merle

Ca fait des semaines, des mois, des années que j'en crève Ca y est je me lâche, j'y fonce droit et je cède ; Et même si personne n'apprécie, Et même si ce que j'écris est pourri, Je me lance pour de bon, Plus peur des remarques et des affronts ; Je tremble un peu certes De m'jeter dans cette gueule grande ouverte, Mais je suis tellement embêtée De devoir trouver un nouveau cliché De ma face illuminer d'un sourire Comme prétexte pour publier ce qui m'fait guérir ; Je m'enchante de donner vie à ce blog Qui me hante comme une envie de drogue, Mes poèmes et chansons sont ici pour vous Dégustez, recrachez ou gardez-en un bout ; Comme on dit par coutume, je vous laisse quartier libre Je retourne à ma plume, reprendre mon équilibre ; Enfin quand les mots sous la mine déferlent C'est sous le pseudo - acronyme : Merle.

Sur mes roues

Publié le 13 Septembre 2016 par Merle in colère, inquiétude, lassitude, maladie, société, souffrance, handicap

Sur mes roues

Ce n'est pas la personne qui est handicapé, mais la situation qui est handicapante.

Mon copain est plus invalide que moi.
Je lui ai allumé la lumière. Lui ne peut pas le faire.
J'étais heureux, moi, de pouvoir.
On est solidaires, physiquement, moralement
Oui, moi, Je suis handicapé,
Mais suis capable d'apprécier,
Ce que tu vis sans y penser

Alexis et Vincent

Rappelle-toi juste que c'est pas une insulte, on avance tous sur le même chemin
Et tout le monde crie bien fort qu'un handicapé est d'abord un être humain
Alors pourquoi tant d'embarras face à un mec en fauteuil roulant
Ou face à une aveugle, vas-y tu peux leur parler normalement
C'est pas contagieux pourtant avant de refaire mes premiers pas
Certains savent comme moi qu'y a des regards qu'on oublie pas

Grand Corps Malade - Le Sixième Sens

Du haut de mon corps à moitié fané

J'avance le long des trottoirs bousillés

A gauche, à droite

Je slalome maladroite

 

Il y a des regards doux,

Des regards de dégoût,

Il y a ceux qui accourent vite

Et ceux qui vous évitent.

 

Sur les pavés,

Mes muscles harassés

Tentent une nouvelle fois

De m'emmener plus loin que ça.

 

Mais je fatigue dans ce corps

Qui m'abandonne, à moitié mort

Je lutte, je persiste

Mais mon but me résiste.

 

Aux abords d'un trottoir

Je perds doucement espoir

Beaucoup trop haut pour moi

Je continue sur la Grand Voie.

 

J'avance lentement,

Sous le soleil trop ardent

Les larmes viennent mais je joute

Nul ne doit voir ma déroute.

 

Des mains aidantes viennent pourtant

Dédire les sombres comportements

Plus légère que jamais

Je leur souris désormais.

 

Et cependant, moi j'ai la chance

De pouvoir quitter cette expérience

Les jambes seulement engourdies

Mais le cœur pas moins meurtri.

 

13 Septembre 2016

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